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 PABLO - No matter what we breed, we still are made of greed

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MessageSujet: PABLO - No matter what we breed, we still are made of greed   Ven 25 Avr - 7:11

Vautrée sur le canapé - comme une vraie lady -, tu zappes les chaînes sans prendre la peine de regarder plus d'une seconde de chaque programme. Il est plus de treize heure, ni Pablo ni Soledad ne sont dans les parages et tu t'emmerdes profondément. Du coup, pour les attendre, tu t'es déjà roulé un petit joint qui trône dans le cendrier, à moitié écrasé, avec ses autres potes. Le cannabis t'as creusé l'estomac et n'étant pas la personne la plus patiente du monde tu as choisi de cuisiner, voir peut-être de tout bouffer sans rien leur laisser, histoire de. Pourtant comme tu n'es pas trop du genre à attendre à côté de la gamelle que les pâtes daignent cuire, t'as décidé de passer le temps en regardant la télé. A côté de toi un tas de linge traîne, sur la table un paquet de chips vieux d'une semaine. Tout l'appart est à peu-près dans le même état de bordel. Personne ne pourrait parier qu'il y a deux princesses qui vivent là-dedans. Pablo il compte pas trop, parce que tu l'imagines mal avec une robe et des talons. Ce désordre ça t'emmerdes un peu, surtout parce que ça t'arrive de marcher sur des trucs non-identifiés de bon-matin (14heures) mais t'as réellement la flemme de ranger. Du coup tu te contente de végéter sur le sofa, les yeux clos quand une délicate odeur de bouffe cramée vient chatouiller tes narines. Merde. T'attrapes la télécommande et éteins cette foutu machine qui t'a fait rater ton repas, avant de te précipiter dans la cuisine. Les pâtes sont collées dans le fond, c'est simple, y'a même plus d'eau dans la casserole. Quant à la sauce tomate que tu avais préparé avec amour - en versant le contenu d'une conserve -, elle a pris une couleur noirâtre sur le dessus. Tu attrapes une spatule, t’apprêtant à la goûter histoire de voir si elle restera mangeable avec des chips quand t'entends quelqu'un qui arrive. Tu te retournes. Pablo. « Tiens. Goûtes ça ». Sans attendre quelconque réaction de sa part, tu lui fourres la spatule dans la bouche. Bonjour chéri.


Dernière édition par Marisol Bianchi le Ven 25 Avr - 8:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: PABLO - No matter what we breed, we still are made of greed   Ven 25 Avr - 7:51

Tu t'es levé à sept heures du matin, laissant tes deux blondes ronfler dans le lit. T'as bien eu envie d'ouvrir les rideaux histoire de les réveiller mais finalement t'as préféré faire le gentil. Comme un grand, t'as avalé ton petit-déjeuner puis t'es partit travailler ou plutôt faire semblant. Depuis quelques mois t'as trouvé un poste dans une entreprise de déménagement, y'a mieux c'est sur mais le patron ne te prend pas la tête et te laisses choisir tes horaires. Sauf ce matin, c'était un cas d'urgence et t'as pas pu dire non vu les factures que tu as a payé. Vivre avec deux filles c'est bien mais pas quand elles passent deux heures par jour sous la douche à gaspiller toute l'eau chaude. Il est presque 14h quand tu rentres chez toi et t'as qu'une envie c'est de retourner au lit. Tu pousses la porte d'entrée et aussi tôt une odeur de brûlé te viens aux narines, tu grimaces. Marisol à encore fait la cuisine, ou du moins elle a essayé. Marisol c'est la plus jeune, c'est celle qui aurait pu avoir une petite vie bien rangée mais elle en a décidé autrement, elle a mal tourné, faut dire ce qui est vrai. Toi tu l'a poussée à rien, elle était déjà comme sa quand tu l'a connue, enfoncée dans la drogue jusqu'au cou. P'être qu'avec toi c'est encore pire, p'être que tu pourrais lui dire d'arrêter, de devenir une personne rangée et tranquille. Mais t'en a pas envie, Marisol c'est une putain de bouffée d'air frais et t'as pas envie de la changer. T'avances dans l'appartement et t'as juste l'impression qu'une putain de tornade à tout dévasté. Tu fronces les sourcils et tu pousses un soupir en te dirigeant vers la cuisine où Marisol se tiens face à sa casserole. Tu t'apprêtes à lui glisser quelques mots doux à l'oreille mais la voilà qu'elle se retourne et te fourre une spatule recouverte de sauce tomate dans la bouche. T'as connu mieux comme bonjour. « J'tai déjà dit d'arrêter de faire la cuisine, t'es une vraie catastrophe. » Lâches-tu avec un petit sourire en coin. « Par contre t'aurais pu faire le ménage, l'appart' est carrément dégueulasse. » Tu poses la spatule dans la casserole dont le fond est recouvert de pâtes noircies et tu regardes Marisol avec un air un peu sévère. Dommage qu'elle ne soit pas aussi douée en cuisine qu'elle l'est au lit.
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MessageSujet: Re: PABLO - No matter what we breed, we still are made of greed   Ven 25 Avr - 9:50

« J'tai déjà dit d'arrêter de faire la cuisine, t'es une vraie catastrophe. ». Il joint une légère grimace à ses paroles avant de reposer la spatule. Ce que t'aimes chez Pablo c'est qu'il dit toujours les choses avec délicatesse, la preuve. Mais il a ce sourire qui lui barre le visage, sa putain de gueule d'ange, qui te donne envie d'appuyer tes lèvres tout contre les siennes. Tu le crois quand il te dit que c'est dégueulasse, rien qu'à voir l'allure toute personne normale aurait abandonné, mais t'as quand même une sacrée mauvaise foi donc tu te saisis de la spatule et goûte à ton tour. C'est juste immonde, si c'était quelqu'un d'autre qui avait cuisiné ça t'aurais sans doute recraché le tout en te moquant allégrement de ses talents culinaires, seulement là c'est toi qui a merdé et t'es pas super adepte de l'auto-flagellation. Donc tu n'ajoutes rien et retiens avec peine une grimace. « Dommage pour toi, t'auras rien. ». Sans rire. Ça doit plus être un soulagement qu'autre chose, de toute façon il n'y aurait pas touché, à ta mixture amère. Si t'avais le cœur à ça tu balancerais tout à la poubelle, seulement tu as encore un peu de fierté donc tu laisses tel quel. Au moins ça ne détonne pas avec le bordel général qui règne dans votre charmante demeure. De toute façon vous trouverez bien autre chose à bouffer, certes les fins de mois ne sont pas toujours faciles mais vous n'avez jamais de difficulté pour manger. « Par contre t'aurais pu faire le ménage, l'appart' est carrément dégueulasse. » . Tu regardes autour de toi. C'est vrai que c'est pas mieux rangé dans la cuisine que dans le reste de l'appartement. Tu replonges tes yeux dans les siens qui te fixent avec un semblant d'autorité. « J'pouvais pas ranger en même temps que je faisais la cuisine.. » . C'est faux, t'aurais très bien pu ramasser tout ce qui traînait au lieu de sauter de chaîne en chaîne, la vérité c'est que t'avais la flemme. « Mais ce qui est bien c'est que comme t'es là tu vas pouvoir m'aider. » Tu lâches ça dans un sourire. Et ouais mon gars, c'est pas avec Cendrillon que tu couches régulièrement. Seulement le ménage c'est pas trop son délire à Pablo, et puis si il n'était plus là ce matin au réveil c'est qu'il a du aller bosser, parce qu'il ne se lève pas le premier pour préparer le café d’ordinaire. Dommage. Mais tu le provoques un peu, ça te fait rire. « Et puis allume moi une clope, tant qu'on y est. ». Histoire de bien enfoncer le clou.
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MessageSujet: Re: PABLO - No matter what we breed, we still are made of greed   Ven 25 Avr - 21:36

Tu n'es pas vraiment macho, enfin si, tu l'es un peu, voir carrément sexiste ce qui fait que tu laisses certaines choses aux femmes, alors que tu pourrais les faire toi-même. En plus tu t'es levé super tôt ce matin, ce qui n'est carrément pas dans tes habitudes et t'as qu'une envie c'est de fumer tranquille le cul dans ton canapé puis d'allait faire une sieste jusqu'à que la nuit tombe. « Dommage pour toi, t'auras rien. » T'arques un sourcil et tu la regardes, de toute façon tu ne comptais pas manger un plat préparé par Marisol, t'as pas envie de finir la tête dans les toilettes à vomir tout ce que contient ton estomac à cause d'un aliment qui serait mal passé. Tu te retiens de lui dire car au fond tu sais qu'elle est véxée. Tu l'attires doucement contre toi et tu colles tes lèvres contre les siennes. Voilà, c'est mieux comme bonjour. « J'pouvais pas ranger en même temps que je faisais la cuisine.. » Ton visage se fait plus dur, parce qu'ouais t'es comme ça, les mensonges t'aime pas ça. T'attrapes la casserole et tu lui mets sous le nez. « T'appelles ça faire la cuisine, vraiment ? » Marisol tu la connais presque par cœur, tout comme Soledad d'ailleurs. Tu sais très bien qu'elle préfère mater la télé en fumant des joints plutôt que de faire autre chose. Tu lui souris puis tu verses le contenu de la casserole dans la poubelle et tant pis si mademoiselle n'est pas contente. « Mais ce qui est bien c'est que comme t'es là tu vas pouvoir m'aider. » Aha. Tu lui rigoles au nez, sans gênes. T'as passé ta matinée à travailler et en plus de ça tu vas devoir te taper le ménage. « Hé, j'ai travaillé moi, toi t'as rien fait. Alors pour le ménage, c'est ton tour. » Elle te provoque gentiment. Toi tu te détaches d'elle et tu t'assois tranquillement sur le canapé. « Et puis allume moi une clope, tant qu'on y est. ». Tu prends ton paquet de cigarettes et tu t'allumes une clope que tu coinces entre tes lèvres. « Aller princesse, fais le ménage et j'te paierai p'être des cours de cuisine. » Tu rêves, un peu trop même.
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MessageSujet: Re: PABLO - No matter what we breed, we still are made of greed   Lun 28 Avr - 7:53

Tu ne te l'avoues pas, mais t'es un peu vexée. T'aimerais savoir cuisiner, c'est pas la bonne volonté qui te manque, mais t'es incapable de rester concentrée sur la même chose plus de cinq minutes, à quelques exceptions près. Pour autant, tu voudrais pas être une femme de publicité, de celles qui sortent les petits plats du four lorsque l'mari débarque pour mettre ses pieds sous la table, brushing parfait en prime. Déjà parce que t'as deux amours dans ta vie, tu ne te contentes pas d'un seul bonhomme que la providence t'aurait imposé. Ensuite parce que ce serait en contradiction totale avec qui tu es, simplement. En vue de son expression lorsque tu lui balances qu'il n'aura pas le droit d'en bouffer - la blague -, tu vois qu'il est plus soulagé qu'autre chose, et y'a de quoi. Mais c'est pas comme si tu pouvais obliger Pablo à quoi que ce soit, de toute façon. Tu perds ta mine renfrognée lorsqu'il s'approche de toi et vient appuyer ses lèvres contre les tiennes. Entre ses bras tu retrouves un semblant de sourire, t'es pas quelqu'un qui tire la gueule trop longtemps, surtout pas à lui ou à Soledad. Puis il te fait remarquer que t'aurais pu faire le ménage, tu lui sors une excuse bidon, toujours plus satisfaisante que la vérité, c'est-à-dire que tu préférais tirer un joint plutôt que de donner une image potable à cette baraque. Tu vois son visage se durcir. Il brandit la casserole sous ton nez. « T'appelles ça faire la cuisine, vraiment ? ». Une odeur douceâtre-amère s'en dégage encore. Tu l'observes sans rien dire balancer le contenu à la poubelle avec son sourire de petit con, mi-outrée mi-soulagée, parce qu'après tout dans le fond ça t'évites juste d'avoir à le faire toi-même. Mais ce qui est bien c'est que comme t'es là tu vas pouvoir m'aider. Il lâche un rire. Tu sais très bien ce qu'il en pense, c'est même pas comme si la question s'était réellement posée, seulement t'aimes bien le chercher un peu. « Hé, j'ai travaillé moi, toi t'as rien fait. Alors pour le ménage, c'est ton tour. ».  Sans perdre son sourire il se détache de toi et va s'affaler dans le canapé. Il a raison, tu sais qu'il a raison, mais t'as pas envie qu'il ait raison, c'est tout. Alors pour jouer le jeu jusqu'au bout,  tu lui demandes aussi de t'allumer une clope, juste comme ça, pas que t'en ai spécialement envie pourtant.  « Aller princesse, fais le ménage et j'te paierai p'être des cours de cuisine. ». Tu râles un coup en quittant la cuisine, fait mine de concéder, de t'occuper de la pile de linge sale qui se trouve juste à côté de lui, sur le canapé. Puis tu t'approches de lui et lui voles sa cigarette avant de venir la coincer entre tes lèvres et d'inspirer un coup. « Merci.». Tu lâches, ironique. Tu lui fais un clin d’œil moqueur puis tu vas t'adosser contre le mur et souffle tranquillement ton nuage toxique. « On peut dire que c'est le tour de Soledad, plutôt ? ». Tu lui adresses un sourire enjôleur. Tant pis pour Sol. Elle n'a qu'à être là, avec vous.
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MessageSujet: Re: PABLO - No matter what we breed, we still are made of greed   Mer 30 Avr - 6:55

Extirpée de mon sommeil par des bruits adjacents, je prête l'oreille et distingue parfaitement les voix de Marisol et de Pablo. Reconnaissables entre mille. Je souris. Comme si je me trouvais satisfaite qu'ils soient encore là. Comme si un jour, j'me réveillerais seule dans un lit une place, sans eux, sans mes raisons de vivre désordonnées et souvent défoncées. Je m'étire. Respire un grand coup. Il me vient aux narines une odeur de brûlé mêlée à un douteux mélange de tabac froid et d'une fumée récente. J'hume la mixture. Marisol a du – essayer de – faire à manger et Pablo doit être en train de s'en griller une devant la télé, épuisé par le boulot. Nous sommes tout les trois des oiseaux de nuits et j'comprendrais jamais cette aptitude qu'il possède pour tout gérer. N-a-t-il pas besoin d'un peu de sommeil parfois ? Surtout qu'il dort toujours bien accompagné, de quoi lui donner envie de passer le reste de sa vie sous notre couette king size. D'ailleurs, de notre lit je daigne enfin sortir, non sans avoir mis de l'ordre dans mes cheveux avant. Présentable, il faut l'être un minimum, même si les deux personnes qui vivent ici connaissent absolument tout de moi, dans les moindres de détails. Pas de fioritures, pas de secrets. Une transparence poussée à l'extrême et c'est ce qui fait la force de notre trio, sans doute. Un coup d’œil dans le miroir, j'arbore quelques cernes, signes dépréciateurs de quelques nuits agités dont nous seuls avons le secret. Tant pis, ils m'ont vu dans un pire état.

Je reste en nuisette et pieds nus quand je me dirige vers le salon. Dans l'embrasure de la porte, j'entends leur discussion, j'esquisse un sourire, ils sont comme incorrigibles. Je les observe alors qu'ils rejoignent le salon. Marisol n'a pas vraiment dû exceller en cuisine à écouter les reproches sarcastiques de Pablo, quant à lui, il n'est, et n'a jamais été préposé aux tâches ménagères, ça se saurait. Je lève les yeux au ciel, c'est pour ça que je les aime. « Mon tour pour quoi ? » J'interviens derrière eux, sourire aux lèvres. Je m'approche d'abord de Marisol, je glisse ma main dans le bas de son dos et après avoir jeter un œil taquin à Pablo, je l'attire vers moi pour déposer un baiser sur ses lèvres sucrées. Je sais pertinemment que le spectacle qui se joue sous ses yeux lui plaît et qu'il n'en perdrait pas une miette. Ses deux blondes comme il dit. Mon baiser sert aussi de diversion pour récupérer la cigarette dans la main de Marisol. Je la glisse entre mes lèvres alors que je me mets fin au baiser. À vrai dire, les sept milliards d'habitants planétaire pourraient m'envier à ce moment-là, on peut pas rêver mieux comme réveil. J'inspire une « bouffée d'oxygène », j'expire doucement en me dirigeant vers Pablo et je me penche vers lui, affalé dans ce qui nous sert de canapé. Lui aussi, a le droit à son bonjour particulier. Et puis, j'lui redonne la cigarette. Faire tourner, c'est encore ce qu'on sait faire de mieux nous trois. Je souris et je me pose à côté de lui, poussant un peu le linge. Ah ouais, j'comprends mieux. Je soupire parce que je connais la règle : le dernier levé est de corvée. Ok. Mais la règle ne mentionne pas d'horaires particulier « J'vais m'en occuper j'vous promets, mais pas dès le matin » Dès le matin ? Je jette un coup d’œil à la pendule. « Ouais ou dès le milieu d'après-midi quoi » j'me rattrape, in extremis, arborant une moue mi-angélique, mi-racoleuse, je l'avoue. Incorrigible, j'le suis moi aussi.
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