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 (béatlas) ∞ troubles.

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MessageSujet: (béatlas) ∞ troubles.   Mar 22 Avr - 6:49

i knew you were trouble. ∞ cela faisait maintenant quelques temps qu'harès allait mieux. elle ne savait si c'était le temps d'acceptation ou l'annonce de sa grossesse qui avait changé quelque chose mais le fait est que, par moment et sans que ça dure bien longtemps, elle voyait son époux avec le visage décontracté, le regard plus clair et presque un léger sourire aux lèvres. cela arrivait le plus souvent quand il regardait son petit ventre rebondi. elle n'en était peut être qu'à quelques mois de grossesse, mais cela commençait déjà à se voir. elle se sentait femme et mère en même temps, sans qu'aucun ne le soit à temps plein. un entre-deux qui la déstabilisait autant qu'il l'excitait. ils allaient enfin retrouver la joie de vivre, béalda en était persuadée. du moins tentait-elle de s'en persuader. la mort d'atlas fut tragique, pour tout le monde. ses parents, qui perdaient un enfant; son frère, qui perdait la moitié de sa chair; pour elle, qui perdait une sorte d'objet de fascination. elle n'avait jamais réussi à poser un mot ou un sentiment sur cet être aussi attirant qu'énigmatique. avait-elle peur de lui? oui. cela l'attirait-elle? encore plus. elle, qui de tout temps avait eu une vie calme et réglée, se retrouvait face à son double maléfique. il était charmeur, aguicheur, frivole, libertin et tant d'autres qualificatifs.. ils s'assumaient comme jamais personne de son entourage ne l'avait fait. il était tout ce que béalda avait souhaité être: liberé de toute éducation captive où on vous apprend à sourire et à vous taire. lui, hé bien, il avait réussi à prendre le contre pied de tout ça, au damne de ses parents. mais il en était fascinant. harès l'est aussi, mais il était fascinant tant son intelligence et sa gentillesse était grande. il est pâris, son frère était roméo. son époux était dans la mesure, lui avait une cour des plus admirable et elle l'aimait, profondément. mais cela lui suffirait-il? de toute façon, la question ne se posait plus. atlas était mort. béalda ferma les yeux et se tint à la chaise qu'elle avait à coté d'elle. à chaque fois qu'elle se figurait ses trois mots mis bout à bout, un vertige la prenait. l'idée lui était inconcevable. elle le reverrait. c'était obligatoire. harès était non loin d'elle, peut être n'avait-il rien vu. elle se ressaisit rapidement et s'approcha du miroir. son t-shirt de maternité ne la moulait pas, mettant ainsi sa poitrine gonflante plus en avant que son petit ventre. elle tenta tout de même d'en réaliser la rondeur en caressant son ventre de ses deux mains. collant ainsi le tissu, elle pouvait apprécier les nouvelles formes se dessinant sur son corps. elle inspectant tout les angles. c'est alors qu'elle sentit des mains entourer sa taille et capturer les siennes dans une étreinte tendre et amoureuse. elle s'appuya légèrement sur le corps de son époux, faisant tourner sa nouvelle alliance sur son annulaire gauche. elle le regarda à travers le miroir et sembla voir un grand sourire se dessiner. elle se retourna doucement vers harès, en posant une main sur sa joue, dessinant le contour des rides nasogéniennes qui entouraient son visage. "dieu que ces rides m'avaient manqué mon amour." et elle rigola doucement. il était à nouveau là, le regard toujours un peu sombre, envoutant. elle se surprenait à le comparer à celui d'atlas, par moment. surement lui manquait-il un peu. elle se retourna vers le miroir, et recommença son inspection. ses mains passèrent de son ventre à sa poitrine, puis à ses joues. évidemment, elle avait gonflé. elle avait du prendre quelques kilos. son visage s'était arrondi, comme la majorité des femmes enceintes. et, elle se devait de sortir la replique de toute femme sur le point de donner la vie. "harès.. je ressemble à une baleine.." cette petite moue qu'elle lui faisait signifiait qu'elle n'en croyait pas un mot mais qu'elle avait envie d'entendre qu'elle était belle. elle avait envie de se faire embrasser. pourquoi pas plus, même. les pulsions hormonales ne se commandaient pas. mais le visage de son mari se ferma légèrement à cette réplique qui était sensée être humoristique. elle lui serra les mains. "chéri, que se passe-t-il? je suis vraiment si énorme que ça?" elle tentait de le prendre avec humour, pour le calmer. elle savait qu'elle se devait de le ménager encore un peu. il n'était pas tout à fait remis. surement ne le serait-il jamais.

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MessageSujet: Re: (béatlas) ∞ troubles.   Mar 22 Avr - 7:01

Les matins étaient durs pour lui. A vrai dire, aller se coucher lui faisait peur. Il avait toujours peur de ce sommeil qui lui rappelait souvent cette nuit. Qu’il lui rappelait qu’il avait tué son frère. Sa vie. Ici, on ne pouvait pas dire que la nuit lui portait conseil. Elle lui portait même cauchemars et hurlements. Malgré l’aide et le soutient de sa douce. On ne pouvait pas dire que la vie reprenait son cours, pas encore. Mais c’était un pas en avant. Atlas faisait un pas en avant chaque jour passé depuis ce terrible accident. Même s’il lui aurait souvent d’en faire des cauchemars, celui-ci semblait reprendre du poil de la bête. Ou du moins en parti. A vrai dire, pour lui maintenant, la vie ne faisait pas de cadeau. Il en était certain. Même certain que la vie elle-même ne l’était pas. Ce qui voudrait dire qu’il faudrait affronter le malheur pour se rendre compte à quel point on était heureux avant. Aujourd’hui Atlas en était certain. Mais ce n’était pas juste le fait qu’il est « tué » son frère qui le rendait malade. C’était l’immense mensonge dans lequel il était fourré qui le faisait perdre pied. A quoi avait-il bien pu penser en prenant la place de son frère ? Certainement à tout, à cette jolie jeune femme qui hantée ses nuits mais à pas ça. Pas aux conséquences que cela allait engendrer. A vrai dire, il avait été plutôt facile de rentrer dans la peau de son jumeau pour lui. Lui qui l’avait si souvent fait dans leurs enfances. Malgré tout, aujourd’hui ce n’était plus un jeu. Cela ne lui faisait plus rire et cela ne fera rire personne quand tout le monde saura. Et de tout son cœur, il n’espérait pour rien au monde ce moment.
Les journées semblaient longues et monotones pour Atlas. Comme s’il n’avait plus gout à la vie. Comme si ça aurait dû être lui à la place de son frère. Comme si il aurait dû mourir à sa place. Pas lui. Il était mort de sa faute et ça il en était convaincu. Au fond de lui, il savait que la famille Darcy lui en voulait. Il leur avait retiré tant. Lui qui était si intelligent, lui qui réussissait dans sa carrière professionnelle (un grand chirurgien comme papa), lui qui filait le parfait amour avec la plus belle des femmes qui ait pu voir. Ça aurait dû être lui et pas Harès. Depuis qu’il s’était reconverti dans le corps de son frère décédé, il avait l’impression de souiller sa mémoire. Il menait une vie qui ne lui appartenait pas. Jamais personne ne lui pardonnerait ce mensonge. Il avait dû se mettre comme en congé à l’hôpital comme excuse l’accident. Qu’il n’arrivait pas à s’en remettre et ce qui était le cas. Cependant, il ne pouvait pas se permettre d’opérer. Il entrait dans l’inconnu, il ne connaissait en rien à la médecine et il tuerait certainement toutes les personnes qui passerait entre ses mains. Cependant, tous les matins il faisait semblant de partir travailler. Tous les matins, il embrassait sa tendre compagne et caresser son ventre arrondi avant de partir. Tous les matins il montait en voiture sous le regard protecteur de sa douce. Tous les matins, il se rendait dans un coin de la vie où jamais quelqu’un qu’il connait pourrait le reconnaitre. Il se réfugiait chez sa meilleure amie qui savait tout.Tous les matins, il pleurait au volant de sa grosse voiture. Il pleurait de chagrin. De honte. De douleur. Tous les matins, il luttait contre lui-même. Lui qui retardait l’annonce de son ignoble mensonge car il savait que cela allait être une trahison. Il allait perdre son unique et véritable amour. Il allait perdre son bébé. Il allait perdre sa famille, elle lui tournerait le dos. Et pour de bon cette fois. Il verrait dans les yeux de ses parents de l’horreur, de l’incompréhension, du chagrin et de la honte pour lui. Il verrait de la rancœur dans ses yeux. Les yeux de Baldéa. Mais pas seulement chez eux. Chez toutes les personnes qu’il côtoie. Chez tous les anciens (et nouveaux pour lui) d’Harès.

A la vue de la jeune femme dans la chambre parentale, il ne put s’empêcher de sourire. Juste une petite montée de ses lèvres qui ressemblait à un sourire. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas ressenti une telle chose. A vrai dire, les seuls fois où il avait ressenti un bien être, un amour incontesté, il les avait passé grâce à elle. Béalda était l’amour de sa vie. Il n’y avait pas de doute. Elle portait son enfant, un mini lui. Un petit bout avec qui il ira à l’entrainement. Ou qu’il ira chercher à l’école après le travail. Un jour, il verra ses premiers pas. Il sera là pour ses premiers mots. Entendra pour la première fois le mot « papa » sortir de sa petite bouche de bébé et ses premiers rires. Juste à la voir se contempler devant le miroir lui faisait chaud au cœur. Juste de regarder ce ventre qu’elle tentait d’apercevoir en collant son t-shirt. Doucement, il s’approcha d’elle avec des pas silencieux. Elle était la plus belle des femmes qu’il avait pu voir jusqu’à aujourd’hui. Elle était belle, surtout enceinte. Il arriva derrière elle et la prit contre lui. Serrant doucement son petit corps fragile contre le sien musclé. Ses mains se déposèrent sur les siennes contre son ventre grossis par la venue du bébé. Il la regarda avec douceur dans le miroir. Sa douce se retourna vers lui puis caressa doucement son visage de ses petits doigts de femme. Il continuait de sourire doucement à ses paroles tandis qu’il embrassait doucement son crâne. « Tu es mon rayon de soleil. » lui dit-il tout simplement. Rien que de la voir rire lui semblait beau. De retour face contre le miroir, elle fit une légère moue en portant un discours de toute femme enceinte. Qu’elle ressemblait à une baleine. Putain que non. Qu’elle était belle. Il aimait qu’elle reprenne gout à la vie. Qu’elle se sente en sécurité, qu’elle pense que tout allait bien. Que son Harès était là, auprès d’elle. Et pas dans une tombe dans quelques rues plus loin. A cette pensée, il se braqua. Quelque chose se ferma en lui, a doubles tours, à triples tours et même à l’infini. Son visage se cassa. Qu’il avait mal. Il volait la vie de quelqu’un d’autre. Il volait le bonheur de deux personnes. Ce fut sans grande surprise que Béalda remarqua le changement d’attitude du beau jeune homme meurtri. Malgré qu’elle lui serra les mains, il se libéra de son emprise en secouant la tête et en fronçant les sourcils.  « Bien sûr que non. » commença-t-il en baissant légèrement le regard après avoir fait quelques pas en arrière comme pour l’éloigner de lui. Pour la mettre en « sécurité ».  « Tu es toujours la plus belle femme du monde. » conclut-il sans attendre. Comme s’il voulait la rassurer. Ses paroles semblaient durs même si au fond ce n’était pas à elle qu’il en voulait mais à lui-même.  « Excuses-moi, je suis un peu fatiguée. La journée a été difficile à l’hôpital… » Continua-t-il avec un mensonge en la regardant tout en passant ses mains contre son visage fatigué et cerné. Bien évidemment, il ne voulait pas être aussi distant avec elle mais c’était plus fort que lui. Il essaya d’esquissait un sourire à son rencontre mais rien ne vient. Alors sans dire un mot de plus, il quitta la chambre. La laissant toute seule.

La maison que possédait le jeune couple était une maison rêvée pour des nouveaux dans la vie active et jeunes mariés. Ce n’était pas dans son habitude. A la base, le jeune Atlas vivait dans un studio en centre-ville où chaque soir il descendait rejoindre son groupe d’ami dans les bars de la ville. Mais depuis qu’il avait pris la place de son frère, il se devait d’être raisonnable, d’être mature, de ressembler à un futur père responsable et un mari incroyablement aimant. Et des fois cette vie lui manquait. Il n’avait jamais vraiment rêvé de ça. A vrai dire, jamais cela avait été une vie idéale. Il s’était toujours moqué des gens vivant cette vie. De son frère qui lui rêvait de tout ça. De tout ce qu’il possédait maintenant. Cela aurait dû être lui et non Atlas. Ici, dans cette immense maison, aux bras de cette femme merveilleuse et impatient que le nourrisson vienne au monde. Il atteignait la cuisine par de grands pas, énervé contre lui-même. Il se sentait stupide. Il devait faire quelque chose. Pour calmer sa colère. C’est alors que les pas de son amour finirent par entrer dans la cuisine. Bealda venait de rentrer à son tour. Elle tenterait même d’avoir des explications, il en était sûr. Sortant les ingrédients pour le repas du soir, il ne dit rien tandis qu’elle continuait de le regarder. Il pouvait sentir sur lui son lourd regard. Ce fut au bout d’un petit moment qu’il releva les yeux vers elle. Elle soupira doucement.  « J’ai dit que j’étais désolé mon cœur. Je n’aurais pas dû réagir comme ça, j’ai encore du mal et tu le sais… Tu n’es pas une baleine. » dit-il dans un souffle à son encontre comme pour essayer de l'attendrir. Il s’avait que chaque jour il faisait quelque chose qui pouvait le trahir. Harès n’était pas quelqu’un d’impulsif comme lui à la base. Même si on pouvait mettre ça sur le compte de l’accident. Un accident change votre vie. C’était plus que ça pour Atlas, il avait carrément changé de vie.
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MessageSujet: Re: (béatlas) ∞ troubles.   Mer 30 Avr - 22:55

i knew you were trouble. ∞ elle les revoyait, le jour de leur mariage: heureux, souriant, simple et pourtant si complet. ils se complétaient à merveille et personne ne voyait l'étendue de leur bonne fortune lorsqu'ils s'étaient rencontrés. personne n'avait compris la finalité de leur relation: ils étaient faits l'un pour l'autre. et ce n'était pas les regards en coin et les sourires aguicheurs d'atlas qui auraient changé quoi que ce soit. peut être qu'elle aurait pu céder à la tentation, une fois, juste pour voir et pour se conformer à l'idée que son mari était le meilleur en tout. mais là n'était plus la question. atlas est mort. un pincement lui piqua le coeur tendit qu'elle voyait la reflexion du visage de son époux se déconfire à vue d'oeil. elle ne savait comment lui remonter le moral. elle pensait que la voir, avec de nouvelles formes et un nouvel avenir chasserait ses idées noires. mais il n'en était rien. elle essayait, en vain. mais non, elle n'abandonnerait pas; jamais. il valait la peine de se battre pour lui.
ses mains sur son corps ressemblait à un pulse électrique lui hérissant chaque parcelle de sa pauvre peau. elle ne s'était toujours pas habitué à ce contact, malgré leur mariage et leur bébé en route. et elle n'espérait ne jamais s'en lasser. peut être était-ce ses hormones de femme enceinte qui lui faisait cet effet, mais à chaque fois qu'elle voyait ce regard assombri, elle avait envie de le jeter sur le lit pour lui montrer à quel point il n'avait pas à être aussi perdu. elle était bien là, et prêt à tout pour le combler. elle chassa ses idées presque érotiques de sa tête et se reconcentra sur le parcous des doigts de son époux. elle sentait l'anneau à son anulaire gauche par dessus son t-shirt, tendit qu'il dessinait doucement le rebondi de son ventre. il se collait à elle et pressa légèrement ses lèvres contre son crâne, tout en essayant de sourire; du moins c'est ce qu'elle espérait. "tu es mon rayon de soleil." elle se mit à rire doucement. car oui, elle s'autorisait à rire par moment, malgré le deuil de toute sa famille. elle aimait atlas, elle le savait au fond d'elle même, mais elle était amoureuse d'harès. la vie était ainsi faite. et puis, elle devait adopter une philosophie très arrogante mais aussi très vrai: "nous sommes mortels, mais avant tout vivants". il ne fallait pas l'oublier. et pourtant, elle sentit les muscles des bras de son amant se crisper, lorsqu'il laissa divaguer ses pensées. il avait du repenser à son frère, allongé dans son cercueil un peu plus loin. quel horreur. la jeune femme tenta d'adoucir ses caresses sur ses mains pour lui rappeler sa présence et pour tenter de le calmer. rien n'y fit. il se libéra férocement, presque violemment, de leur étreinte, tout en fronçant les sourcils et agitant la tête dans tous les sens. "bien sur que non. tu es toujours la plus belle femme du monde." elle lui fit un léger sourire, tout en continuant à caresser son ventre. ce geste était devenu une habitude, une technique de réassurance en vérité. il lui prouvait qu'elle était bien là, que leur enfant était bien là, que leur amour était immuable. elle voulait le croire, même malgré l'état d'harès. elle ne releva pas, le laissa se calmer par lui-même: elle savait qu'il n'y avait rien à faire dans ce genre de situation à part attendre. "excuses moi, je suis un peu fatigué. la journée a été difficile à l’hôpital.." et c'est alors qu'elle fit un pas vers lui et posa sa paume de main sur sa joue. il vint y lover son visage, comme un enfant l'aurait fait avec sa mère. il semblait réellement fatigué. et elle n'aimait pas ça. il lui fallait du repos, bien plus que ce qu'il n'avait pour le moment. "mon amour, ne t'en fais pas: je comprends. je comprends tout." et c'est alors qu'il quitta la chambre en trombe, sans même se retourner.
harès devenait de plus en plus difficile à suivre. malgré la compréhension accrue de la situation, béalda ne pouvait la supporter ainsi trop longtemps. elle ne voulait pas le brusquer, elle ne pouvait pas lui faire ça. les liens entre jumeaux devaient être bien plus complexes qu'elle ne pouvait l'imaginer, d'autant plus qu'elle était fille unique et ne comprenait donc pas l'importance des liens du sang, mais il devait bien y avoir quelque chose à faire pour le sortir de sa torpeur, de sa culpabilité, de cet état de désolation qui lui faisait mal au coeur. c'est alors qu'elle se dirigea vers la cuisine, suivant les pas de son âme soeur. il avait cette allure lourde et lasse des mauvais jours; qui s'enchainaient ces derniers temps. mais elle ne releva pas et le regarda s'afférer en cuisine. il n'avait jamais été un très grand cuisinier, mais elle savait qu'il aimait à se faire pardonner en lui concoctant un petit repas. cela devenait une habitude chez lui, en ce moment; à croire qu'il avait beaucoup à se faire pardonner, alors que non. il n'était pour rien là dedans. elle s'appuya dans l'encadrement de la porte et le regarda couper les ingrédients avec un regard aguard et plein de rage. il ne releva pas la tête, continuant à suivre sa recette de mémoire. "j’ai dit que j’étais désolé mon cœur. je n’aurais pas dû réagir comme ça, j’ai encore du mal et tu le sais.. tu n’es pas une baleine." un léger sourire se dessina sur ses lèvres: elle s'en fichait, de toute façon, elle deviendrait une baleine, tot ou tard. chaque femme enceinte doit y passer; elle avait son deuil de sa situation, sachant qu'elle pourrait y rémédier par la suite. elle s'approcha de lui et se colla à son dos. elle encercla sa taille de ses bras frêle et vint les coller de toutes ses forces sur son torse. elle le pressa fort contre sa poitrine. posant sa tête sur son dos, elle sentait son pouls s'accélerer et se mettre à l'unisson du sien. sa respiration sembla s'atténuer, et elle osa enfin répondre. "mon chéri, ce n'est pas grave, je ne t'en veux pas. tu me manques, c'est tout." elle avait osé. elle savait qu'elle jouait avec le feu, en lui annonçant ça de but en blanc. c'est pourquoi elle s'écarta et vint se mettre à son flanc, pour lui enlever le couteau des mains. il semblait trembler de toute part. s'affolant légérement, elle posa sa mains sur sa joue pour l'inciter à tourner le visage vers elle. "harès, regardes moi." il tourna instinctivement le regard vers elle, comme si prononcer son nom avait été un mot magique. elle lui fit un léger sourire et se hissa sur la pointe des pieds pour poserr ses lèvres contre les siennes, l'espace de quelques secondes. "je suis là." lui dit-elle, à quelque centimètres de ses lèvres. elle s'éloigna légèrement, gardant tout de même une main posée sur le coeur de son époux. elle la fit glisser sur son bras jusqu'à atteindre sa main et le tira à elle. il se laissa faire. elle enlaça son cou de ses bras et colla fiévreusement ses lèvres aux siennes. elle crocheta son visage au sien, tentant de controler sa respiration à un rythme uni. "suis-moi.." elle se détacha, à regret, de ce corps parfait et le tint par la main, le tirant hors de la cuisine. étrangement, elle ne put sortir de la cuisine, son époux la propulsant doucement mais sauvagement contre le mur pour pouvoir l'embrasser encore plus. elle se laissa faire, quoi que le geste ne lui soit pas habituel. le deuil l'avait-il ainsi changé du tout au tout, jusqu'à en perdre ses vieilles habitudes? elle ne chercha pas plus longtemps, s'abandonnant aux lèvres de son amant.

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MessageSujet: Re: (béatlas) ∞ troubles.   Dim 11 Mai - 9:30

Jamais il n'arrivera à se fondre entièrement dans son personnage. C'était une chose malheureuse à dire et nettement plus à penser pour le jeune atlas. Un personnage qu'il avait volé à son frère décédé quelques mois plus tôt. Il avait même volé son identité. Lui Atlas, aux yeux de la société était mort et un voleur. Évidemment, rien n'avait été fait par hasard. Bien que fait par empressement et sans y réfléchir, une femme était derrière tout ça. Il n'avait pu révélé la vérité de qui il était en voyant l'expression de la femme présente ce jour là. Celle qui était maintenant sa femme aujourd'hui. Celle avait qui il partageait son lit, avec qui il habitait, avec qui il vivait. Il en était tombé amoureux le jour où il l'avait vu pour la première fois. Amoureux ? Il en était devenu fou même. Elle avait été une obsession pour lui. Se demandant à chaque fois qu'il la voyait pourquoi il n'était pas tombé sur elle le premier. Pourtant Béalda n'était pas le genre de jeune femme sur qui il se retournait obligatoirement dans la rue. Et pourtant... Il en était tombé amoureux, avait jalousé son frère. Et aujourd'hui, elle était à lui. En parti. Car lui n'était pas Harès et il ne le sera jamais. Elle n'aura jamais Harès et peut-être qu'elle ne le saura jamais. Pourquoi était-il en colère ? Ce n'était pas contre elle, non, jamais. Les yeux rivés sur ce qu'il faisait il tentait de s'occuper les mains après la petite conversation fâcheuse qui s'était tenue à l'étage. Il pouvait sentir son regard sur lui, il le sentait son regard lourd sur elle. Il savait qu'il n'était pas le plus merveilleux des hommes pour elle. Il le savait car c'est pour cela qu'elle avait choisi son frère par le passé. Il savait que jamais il pourrait réellement la combler car même-elle ne savait pas qui il était. Il fut un temps il lui était venu à l'esprit de tout lâcher, de lui hurler la vérité si fort qu'elle le détesterait fortement et pour toujours. Et pourtant jamais il ne pourrait quitter cette merveilleuse femme, jamais il pourrait s'éloigner de l'enfant qui se tenait dans son ventre. Son enfant. Son bébé. Le couteau s'arrêta lorsqu'il sentit le corps de sa femme contre son dos tandis qu'elle le câlinait tendrement. Un instant il ferma les yeux et savoura ce moment. Oui il était désolé, il l'était vraiment. C'est ainsi que son pouls s’atténua petit à petit, la savoir prêt de lui le réconforter. Grâce à elle, il se sentait bien. Elle était une sorte de réconfort pour lui, elle semblait avoir une emprise sur lui qu'à chaque fois il s'en voulait terriblement de se mettre en colère face à elle. Il ne voulait juste pas lui faire du mal.

Cet apaisement ne fut que de courte durée. Entendre cette réponse de sa jolie voix ne fit qu'un tour dans sa poitrine qu'à nouveau il s'affola. La surprise se lisait sur son visage mais celle-ci fut accompagnée par de la mélancolie et de l'affolement. Harès lui manquait. Son Harès, son mari, celui dont elle était amoureuse. Sa personnalité, lui. Tout ce qu'Atlas n'était pas. Alors que sa compagne lui retirait ce couteau qu'il avait serré si fort, son corps se mit à trembler. Une chose qu'il ne pouvait contrôler. Comme cette histoire qui était devenu hors de contrôle, tout lui échapper. Son regard semblait perdu contre le plan de travail alors qu'il entendait la voix de sa douce femme s'adressait à lui. A l'entente du prénom de son frère, il tourna la tête vers elle vivement. Ce fut juste ce qu'il entendit, le prénom de son frère. Malgré son expression perdu, il soutenait le regard de sa femme alors qu'elle s'était hissée sur la pointe de ses pieds pour déposer un léger baiser furtif sur ses lèvres avant de tenter de le réconforter en insistant sur le fait qu'elle était là. Certainement que pour elle, la réaction qu'il avait faisait référence à ce comportement post-accident et qu'un jour elle retrouverait son Harès, celui qu'il avait toujours été. Mais en ce qui concernait Atlas, c'était une tout autre histoire. Aucun mot ne sortait de ses lèvres, comme s'il avait perdu l'usage de la parole. Ses lèvres se joignaient aux douces lèvres sucrées de sa femme avant de coller son front contre celui de Béalda. Il se laissa guider par les pas de sa femme alors qu'elle détenait sa main au creux de la sienne. C'est alors qu'il tira sur sa main pour la retourner contre lui afin de la coller contre le mur le plus proche sans pour autant lui faire du mal. Il reprit alors ce baiser sur ses lèvres qu'il aimait tant se fichant de l'expression surprise de sa femme. Non Harès ne faisait pas ça, Atlas oui. Il ne savait pas ce qu'il lui prenait. Tandis qu'il savourait les lèvres de sa femme en caressant de ses pouces le contour du visage de sa femme, il pensait à tout. Il pensait à qui il était réellement. Pouvait-il continuer à vivre de cette manière ? Pouvait-il continuer à mentir à tout le monde ? A lui mentir à elle ? En rien cette manière de faire ressembler à la personnalité gentleman de son frère jumeau décédé. Comme si le vrai Atlas voulait se montrer au monde. Comme s'il voulait déclarer à la terre entière qu'il était encore là. Ainsi, les mains contre ses hanches il l'embrassait comme si sa vie en dépendait, comme s'il s'attendait à tout perdre à tout moment, comme si sa vie allait se terminer dans l'immédiat. Il déposa de légers baisers dans son cou et sa mâchoire puis sa tête se recula légèrement de la sienne alors que l'une de ses mains se déposait contre le ventre de sa compagne. Ce petit ventre qui formait aujourd'hui une petite bosse alors que la grossesse commençait seulement. Il se rappelait ce jour où il avait été si heureux de l'apprendre. Ce jour où il avait tout oublié, où plus rien ne comptait à part Béalda et ce futur bébé. Son regard était descendu vers cette petite forme qui chérissait tant sous le regard de son épouse. Aujourd'hui, il avait peur. Peutr de perdre la femme qu'il aimait, peur de perdre cet enfant, son sang. C'est alors que sans vraiment réfléchir, il s'exprima. « j'ai bien peur que jamais ça ne sera le cas... »  Evidemment que ça ne sera jamais le cas, jamais elle ne retrouvera son Harès. Ici, il n'y avait que lui, Atlas. Avait-il vraiment envie de lui dire ? Avait-il vraiment envie de couper court à tout ce bonheur  même si au fond de lui il y avait une pointe de mélancolie ? Atlas avait l'impression que jamais il ne pourrait goûter au bonheur. Comme si depuis l'accident cette chance s'était évaporée. Il ne l'aurait plus jamais. Cela pouvait se voir qu'il avait quelque chose sur le cœur. Quelque chose qu'il aimerait lui dire... Le plus facile pour lui serait qu'elle le découvre elle-même. Même si cela pouvait faire mal, il en avait plus vraiment grand chose à faire. Il avait l'habitude de souffrir.
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