Partagez | 
 

 rencontre brutale (ft. Avdo)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
ADMIN EN CHOCOLAT


TO DO
LIST:


messages : 353

MessageSujet: rencontre brutale (ft. Avdo)   Dim 20 Avr - 2:11

Le brouhaha de la fête m’assourdissait, les gens riaient, hurlaient, buvaient, un des plus gros bordels au monde. Le bar était noir de monde et j’avais du mal à me glisser entre les personnes. Heureusement pour moi, j’étais barman et je restais donc derrière le comptoir, je plaignais ces pauvres serveurs qui devaient, tous les soirs, faire un vrai parcours du combattant. C’est tout juste si j’entendais ce que les clients me commandaient. Ils étaient tous là, pressés contre le bar, un billet à la main, se prenant pour des héros en payant leur tournée. On aurait presque pu les comparer à un troupeau de vaches qui s’agglutine devant la sortir. Je souriais à cette idée. La soirée se déroulait plutôt bien malgré le fait que je n’avais plus de tympans et je me sentais oppressé de tous les côtés. J’avais besoin de sortir, de prendre l’air pour me calmer un peu. Je ne me sentais pas bien du tout et je savais que si je restais une seule minute de plus, j’allais craquer et prendre une cuillère de Nutella ou tout simplement tomber dans les pommes. Je n’en pouvais plus. Après avoir fini le dernier mojito que l’on m’avait commandé, je lançai à mon collègue « je sors un instant, faut que je prenne l’air, t’inquiètes, j’en ai pour deux minutes. ». Le bar était toujours plein à craquer, mais un peu moins et je savais qu’il pouvait gérer tout ce beau monde. Je pris ma veste sous le bras et entreprit de me glisser entre les corps en sueur des fêtards. Le bruit de la musique résonnait dans mes oreilles comme si j’étais drogué. Je devais sans doute l’être encore un peu, j’avais pris une tartine de Nutella avant de venir. J’avançais parmi les corps qui se mouvaient trop rapidement pour moi. J’entendis un bruit sourd et ma tête heurta le dos d’un homme tandis que le sac d’une jeune femme s’éparpillait devant mes yeux. Je n’avais pas vraiment comprit ce qu’il s’était passé, simplement que j’avais bousculé cette charmante créature. Par terre gisaient de magnifiques clichés. Une photographe. Intéressant, pensai-je. Etrangement, je fus attiré par un cliché en particulier sur lequel je pensais me reconnaitre. Je me mis par terre en lâchant un « Pardon, je suis désolée. » peu convaincant. Je l’étais pourtant, mais je manquais d’air et je voulais sortir du bar au plus vite.  Je ramassais les clichés quand je remarquai qu’il s’agissait bel et bien de moi sur les photos. Lui rendant les clichés qui ne m’intéressaient pas, je regardais la photo. « Excusez-moi, mais pouvez-vous me dire ce que vous faites avec des photos de moi ? C’est un peu étrange de savoir que quelqu’un nous espionne. ». Mon ton n’avait rien d’agressif, au contraire même, j’étais plutôt sur la défensive. Cette divine créature ne m’inspirait pas confiance et je voulais percer ce mystère à jour. L’adrénaline commença à monter dans mon sang et une sensation étrange s’installa dans mon ventre. La peur sans doute. Je crois bien que j’avais peur que cette jeune femme soit flic et qu’elle me coince pour quelque chose que je n’avais pas fait. Pire encore, que c’était une détective privée au compte de Sixtine. Tous les scénarios étaient possibles et je ne voulais pas que ce soit l’un de ces deux là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



messages : 92

MessageSujet: Re: rencontre brutale (ft. Avdo)   Dim 27 Avr - 13:20

« Laisse-moi dormir bordel, tu ne vois pas que je suis crevé . » La tête sur l’oreiller, je sursautais d’un seul coup, regardant la pièce. Mes rêves me jouaient des tours et je commençais à parler durant mes nuits. Je repensais encore à mon père, je repensais à ses réveils brutaux après une grosse cuite. Le réveil sonna quelques minutes après, je l’arrêtais rapidement pour ne pas entendre cette musique plus longtemps. Je devais aller en cours, je devais amener mes photos à mon entreprise. Bref, je n’avais pas le temps de trainer, je n’avais pas le droit de me rendormir même si l’envie était forte. Je lançais ma couette loin de mes jambes, je reposais mon oreiller sur mon matelas et je me levais rapidement, joyeuse ? Non, j’avais la tête dans le cul, les cernes jusqu’aux joues et la gueule de bois comme je n’avais jamais eu. Je devais avoir quelques grammes puisque je m’étais couché il y avait précisément une heure et cinq minutes d’après mon réveil. Je regardais mes vêtements dans mon armoire et j’optais pour un jeggings en simili cuire avec une chemise aztèque et des talons d’environ onze centimètres. J’allais dans ma salle de bain et là, qu’est-ce que je vois ? Un homme, je ne savais pas c’était qui, mais il allait vite partir de mon appartement une fois ma douche prise. Je posais délicatement mes affaires sur une petite commode, j’enlevais mes sous-vêtements et je me glissais sous la douche. Une bonne douche chaude voir brulante, la vapeur se déplaçait un peu partout dans la pièce. Le shampoing, le gel douche, l’après shampoing, le masque. Une fois toutes ces tâches terminées, je sortais de la douche, enroulant une serviette mauve autour de mon corps. Je me séchais les cheveux avec mon sèche-cheveux (sans blague). Laissant mes boucles se former. J’accentuais celle-ci grâce à ma mousse coiffante, je déposais une petite dose de fond de teint pour l’unifier, un trait d’eye liner, du mascara. Je me brossais les dents deux fois pour masquer l’odeur de l’alcool et je déposais une petite couche de gloss brillant. Je laissais tomber ma serviette sur l’homme, j’enfilais mes sous-vêtements bleu turquoise, ma chemise couleur crème et légèrement transparente. Je laissais deux boutons défaits et j’enfilais mon jegging qui me collait à la peau puis mes escarpins. Une fois tout ça fait, je déposais d’un seul côté mes cheveux et je réveillais l’individu à coup de talon dans les fesses. En moins de cinq minutes, il se retrouvait à la porte en calbut et les habits dans les escaliers. J’étais un peu une salope, mais jamais faire ça. Je déposais une robe noire en dentelle et en tulle (comme sur l’avatar) dans mon sac de cour, ainsi que mon appareil photo et mes clichés que j’avais effectué quelques jours auparavant. Je glissais une trousse, et un livre et je prenais mon trousseau de clés pour enfin partir en cours.

Longue journée, une très longue journée assise sur les sièges inconfortables de l’université. La tête entre les bras, je dormais. D’habitude le temps passait vite quand je dormais, mais aujourd’hui non. Mes cauchemars ne faisaient que venir et de repartir. Je me réveillais toutes les vingt minutes et au final je prenais en note ce que disait le professeur. La fin de la journée avait pointé le bout de son nez, je n’avais pas pris le temps d’expliquer à mes amies ce que j’allais faire avant de les rejoindre pour aller se faire une petite soirée. Je marchais rapidement dans les rues, une fois arrivé devant l’entreprise en question je m’arrêtais au comptoir. Je déposais une grande quantité de photos et je repartais. Je repartais en direction de l’appartement d’une de mes amies ou j’allais pouvoir me changer et me remaquiller. Je prenais un médicament contre le mal de tête, j’enfilais ma robe et déposais un collier en or. Je laissais mes affaires chez elle sauf mon sac contenant mon appareil photo et des photos. Quelques heures dans un bar, puis direction la boîte de nuit. Malheureusement je n’avais pas la tête à rentrer dans un endroit avec autant de bruit. J’étais déjà assez mal, j’allais donc les attendre sagement avec une autre fille dehors. J’allais attendre deux heures, mais pas une de plus. Je marchais juste devant la sortie, je m’asseyais sur un banc et je fumais une clope regardant le vigile. Il n’était pas mal du tout, mais bon trop vieux pour moi. Quoi qu’il pouvait être expérimenté, je chassais rapidement ces pensées de ma tête, alors que je me relevais pour regardais mon amie prendre des photos avec mon appareil, quelqu’un me bouscula faisant tomber mon sac à main. Chance pour moi que ça soit Octavia qui tenait entre ses mains mon appareil photo. Quoique je pouvais m’inquiéter pour lui vu comme elle était bourrée. Je la regardais et je n’avais qu’une envie de rire, je me penchais pour ramasser mon sac, mais un homme s’en était déjà occupé. Je remettais mon sac sur mon épaule droite et je déposais les photos dans mon sac, je le remerciais sauf que je remarquais qu’il tenait plusieurs photos entre ses mains. Je passais une mèche derrière mon oreille et je regardais ailleurs, j’écoutais vaguement ce qu’il disait. Je savais que j’aurais dû déposer ces photos à l’entreprise. Il n’avait pas l’air méchant ni même agressif, mais qu’est-ce que j’allais pouvoir dire pour ma défense ? Qu’il était beau et qu’il était en harmonie avec le paysage . L’air con non ?
« Je suis désolé, gardez-les si vous le voulez. Je suis juste photographe et je promène un peu partout dans la ville prenant beaucoup de personnes que je ne connais pas en photo. » Un léger sourire sur les lèvres, j’empestais l’alcool à des kilomètres et j’avais chaud, je surveillais du coin de l’œuvre Octa qui prenait en photo depuis dix bonnes minutes un jeune homme. Je reposais mon regard sur l’homme pour au final lui lâcher quelques mots supplémentaires : « Vous êtes très photogéniques, vous pouvez faire mannequin si vous voulez. » J’avais dit cette phrase pour détendre l’atmosphère, mais aussi par pure vérité.


(J'ai eu une poussé d'inspiration à deux heure du matin  siffle Ne fait pas aussi long, car je ne pense pas refaire un pavé comme celui-ci  look )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

rencontre brutale (ft. Avdo)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Janek Marilka Poésie Brutale
» [Jacques-Olivier Bosco]Brutale
» [Probleme] Déchargement subite de la batterie
» Bobette en Finnabair
» [INFO BATTERIE ANDROID] Votre jauge de batterie vous ment : chutte anormale de la batterie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
N U T E L L A :: Isola de Burano :: Giudecca :: Bar de la plage-